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Blessures D’Enfance : Comment Les Identifier Et Les Guérir

Blessures D’Enfance : Comment Les Identifier Et Les Guérir

Blessures d'Enfance : Comment Les Identifier et Les Guérir

« Ce n’est pas ce qui nous arrive qui nous enferme, mais ce que nos blessures n’ont pas encore appris à dire. » — LuKaryel

Les traumatismes d’enfance sont plus répandus qu’on ne le pense : 64% des adultes américains rapportent avoir vécu au moins une expérience adverse avant l’âge de 18 ans, selon les données du CDC (Centers for Disease Control and Prevention, 2011-2020). Rejet, abandon, trahison, humiliation, injustice : ces blessures invisibles façonnent notre personnalité, influencent nos choix et dictent nos relations.

Nous avons tous en nous des cicatrices émotionnelles. Certaines viennent de l’enfance, d’autres des épreuves de la vie adulte.

Elles ne crient pas, ne saignent pas, ne s’affichent pas.

Mais elles influencent nos choix les plus intimes, nos relations, notre manière d’aimer, de nous défendre… et parfois, de nous cacher.

Cet article n’a pas pour but de juger ou d’ouvrir de vieux livres. Il sert à mettre en lumière ces parts de nous que nous avons longtemps laissées dans l’ombre — car ce que nous refusons de regarder continue de nous mener.

Table des matières

1. Qu’est-ce qu’une blessure émotionnelle ?

Une blessure intérieure, ce n’est pas “être faible”. Ce n’est même pas “être fragile”.

C’est simplement porter en soi une émotion qui n’a jamais été digérée. 

Les blessures psychologiques peuvent naître de :

  • Une parole dure qu’on n’a jamais oubliée
  • Un silence qui nous a formés
  • Un manque que personne n’a vu
  • Un regard qui nous a fait honte
  • Un amour qu’on a eu peur de perdre
  • Une pression trop lourde pour un coeur d’enfant.

Ces blessures continuent de vivre en nous sous forme de :

  • Réactions excessives ou disproportionnées
  • Hypersensibilité à certains événements
  • Évitement systématique de situations
  • Fuite devant l’intimité ou les conflits
  • Rigidité dans nos positions
  • Perfectionnisme paralysant
  • Besoin d’approbation
  • Difficulté à poser des limites claires.

Ces réactions ne sont pas “fausses” : elles sont anciennes, et elles parlent encore parce qu’on ne les a jamais entendues.

À retenir : Ces réactions sont comme des alarmes. Elles signalent qu’une partie de nous n’a pas été reconnue et qu’elle cherche encore à l’être.

2. Les origines : Pourquoi l’enfance est déterminante

Les blessures d’enfance ne sont pas toujours liées à des événements traumatisants majeurs.

Parfois, il suffit d’un détail pour que l’enfant en tire une conclusion définitive sur lui-même.

L’enfant interprète le monde avec les outils limités dont il dispose :  

  • “Je ne mérite pas d’être entendu.”
  • “Je dois être parfait pour qu’on m’aime.”
  • “Si je montre que je suis triste, on m’abandonnera.”
  • “Je dois me taire pour ne pas déranger.”
  • “On ne me choisit jamais.”

L’enfant ne comprend pas ce qui se passe autour de lui — il interprète. Et ses interprétations deviennent des vérités émotionnelles qui perdurent jusqu’à l’âge adulte.

Selon les travaux du psychologue John Bradshaw, spécialiste des traumatismes de l’enfance, ces interprétations erronées forment ce qu’il appelle “l’enfant intérieur blessé” — une part de nous figée dans le temps, qui continue de réagir avec les émotions et la logique d’un enfant de 5, 8 ou 12 ans.

Ces blessures sont souvent la graine de nos comportements d’adultes, même lorsque nous pensions les avoir oubliées.

3. Les cinq blessures fondamentales qui façonnent notre personnalité

Il existe de nombreuses manières d’être blessé, mais cinq blessures émotionnelles reviennent systématiquement dans les recherches en psychologie.

Identifiées notamment par Lise Bourbeau dans son ouvrage de référence, elles constituent les “fondations émotionnelles” de notre personnalité adulte.

a. La blessure du rejet : “Je ne suis pas assez.”

Origine : Un enfant qui se sent ignoré, non désiré ou comparé défavorablement à ses frères et soeurs

Ce qu’elle dit : “Je ne suis pas assez bien. Mon existence est un problème.”

Elle pousse à : 

  • Se faire petit, discret, invisible
  • Ne pas oser prendre sa place
  • Fuir les relations trop fortes ou intimes
  • Interpréter les silences comme des attaques personnelles
  • Sabotter les relations avant d’être rejeté

Exemple concret : Un parent qui dit souvent “Tu es trop sensible” ou “Tu n’étais pas prévu”. Un enfant qu’on compare négativement à son frère plus brillant.

Impact à l’âge adulte :

  • Peur paralysante du jugement
  • Tendance à se cacher derrière une façade
  • Difficulté extrême à demander de l’aide.
  • Sentiment constant de ne pas être à sa place
  • Auto-sabotage dans les moments de réussite

Masque porté : Le fuyant — celui qui s’efface, qui disparaît, qui ne prend jamais de place.

b. La blessure de l’abandon : “Je ne mérite pas qu’on reste”

Origine : Absence émotionnelle ou physique d’un parent (séparations, travail excessif, maladie, décès)

Ce qu’elle dit : “Je ne suis pas digne qu’on reste pour moi. On finit toujours par me laisser.”

Elle crée : 

  • Des dépendances affectives toxiques
  • Un besoin constant de réassurance
  • Une terreur du silence ou du retrait de l’autre
  • Un surattachement étouffant dans les relations
  • Une peur panique de la solitude

Exemple concret : Un enfant laissé seul après l’école pendant des heures, sans explication ni soutien. Un parent émotionnellement absent, même s’il est physiquement présent.

Impact à l’âge adulte :

  • Dépendance affective chronique
  • Peur panique de la solitude
  • Relations fusionnelles ou instables.
  • Jalousie excessive et possessivité
  • Besoin de combler le vide par des addictions (travail, substances, relations)

Masque porté : Le dépendant — celui qui s’accroche, qui a toujours besoin de quelqu’un, qui ne sait pas être seul.

c. La blessure de la trahison : “Je dois tout contrôler”

Origine : Promesses non tenues, mensonges répétés, infidélité parentale, rupture de confiance majeure.

Ce qu’elle dit : “Je ne peux faire confiance à personne. Je dois tout contrôler pour ne pas souffrir.”

Elle entraîne : 

  • Méfiance chronique envers les autres
  • Jalousie pathologique dans les relations
  • Hypervigilance constante
  • Difficultés à déléguer ou à lâcher prise
  • Besoin de tout vérifier, tout surveiller

Exemple concret : Un parent qui promet de venir à un spectacle scolaire mais ne se présente jamais. Des promesses répétées puis brisées sans explication.

Impact à l’âge adulte :

  • Méfiante chronique, même envers les proches
  • Besoin pathologique de contrôler les autres
  • Peur d’être manipulé ou trompé
  • Difficultés dans l’intimité émotionnelle
  • Tendance à tester constamment la loyauté des autres

Masque porté : Le contrôlant — celui qui vérifie tout, qui ne délègue jamais, qui garde le pouvoir.

d. La blessure de l’humiliation : “Je n’ai pas le droit d’exister pleinement”

Origine : Moqueries répétées, critiques publiques, exposition des erreurs, honte corporelle ou intellectuelle.

Ce qu’elle dit : “Mon existence n’a pas le droit d’être pleinement visible. Je dois me cacher.”

Elle provoque : 

  • Honte profonde et persistante
  • Auto-dévalorisation constante
  • Peur paralysante du ridicule
  • Auto-sabotage systématique
  • Difficulté à recevoir des compliments

Exemple concret : Un enfant ridiculisé devant la classe pour une mauvaise réponse. Des moqueries répétées sur le physique, l’intelligence ou les émotions.

Impact à l’âge adulte :

  • Honte persistante et toxique
  • Peur du ridicule qui paralyse
  • Tendance à se sacrifier pour éviter le rejet
  • Difficulté à s’affirmer ou à briller
  • Sentiment de ne jamais être assez bien

Masque porté : Le masochiste — celui qui s’efface, qui se sacrifie, qui accepte l’inacceptable pour ne pas être rejeté.

e. La blessure de l’injustice : “Je n’ai pas le droit à l’erreur”

Origine : Favoritisme parental, règles incohérentes, punitions disproportionnées, attentes irréalistes.

Ce qu’elle dit : “Je n’ai pas le droit à l’erreur. Je dois être parfait.”

Elle engendre : 

  • Rigidité mentale et émotionnelle
  • Perfectionnisme paralysant
  • Colère intérieure refoulée
  • Contrôle de soi excessif
  • Difficultés à exprimer ses émotions

Exemple concret : Un enfant puni sévèrement alors qu’un frère reçoit un traitement indulgent pour la même faute. Des attentes trop élevées jamais satisfaites.

Impact à l’âge adulte :

  • Rigidité dans les pensées et actions
  • Perfectionnisme qui empêche d’avancer
  • Colère refoulée qui explose parfois
  • Hypersensibilité aux inégalités
  • Difficultés à lâcher prise et à accepter l’imperfection

Masque porté : Le rigide — celui qui ne plie jamais, qui est toujours juste, qui ne se permet aucune erreur.

4. Témoignage personnel : Mon mécanisme de détachement

J’ai toujours remarqué chez moi une facilité de détachement que je ne comprends pas entièrement.

Je fais confiance aux autres très rapidement, parfois même sans trop de prudence. Mais dès qu’une personne me déçoit une seule fois, mon regard change : je ne la vois plus de la même manière et il m’est difficile de revenir en arrière.

C’est comme si une barrière invisible se dressait entre moi et l’autre, une barrière que je n’arrive pas à franchir.

La racine de mon détachement

Je me demande souvent si  ce mécanisme est lié à mon enfance ou à mon passé. Peut-être que certaines expériences m’ont appris, inconsciemment, que faire confiance était risqué.

Il est possible que j’aie intériorisé l’idée que pour ne pas souffrir, il valait mieux couper le lien rapidement. Ce comportement ressemble à une blessure de trahison : la peur que la confiance donnée soit brisée. Il peut aussi évoquer la blessure de rejet, où l’on se protège en se détachant avant d’être blessé à nouveau.

Protection ou prison ?

Ce détachement est une forme de protection. Il me permet de ne pas m’attacher trop longtemps à des personnes qui pourraient me faire du mal.

Mais il a aussi un revers : il m’empêche parfois de donner une seconde chance, de laisser l’autre montrer qu’il peut évoluer ou réparer son erreur.

Derrière cette réaction se cache une émotion plus profonde : la déception, parfois teintée de tristesse ou de colère. Reconnaître cela me fait comprendre que mon détachement n’est pas seulement une habitude, mais peut-être la trace d’une cicatrice ancienne.

Le chemin vers l’équilibre

Aujourd’hui, j’essaie de regarder ce mécanisme avec plus de bienveillance. Plutôt que de le juger, je le vois comme un signal : il me rappelle qu’il existe en moi une blessure qui demande à être reconnue.

En prendre conscience est déjà une étape vers la guérison.

Cela m’invite à trouver un équilibre entre confiance et protection, entre ouverture et prudence. Et peut-être qu’en acceptant cette part de moi, je pourrai apprendre à donner une seconde chance sans craindre de perdre ma sécurité intérieure.

5. Comment les blessures façonnent notre identité adulte

Nos blessures émotionnelles deviennent progressivement : 

  • Nos peurs irrationnelles
  • Nos réactions automatiques
  • Nos mécanismes de défense
  • Nos comportements répétitifs
  • Nos croyances limitantes
  • Nos manques affectifs
  • Nos attentes déçues
  • Nos silences lourds

Nous croyons “agir librement”, mais souvent nous réagissons depuis nos blessures.

Ce sont elles qui nous font : 

→ Aimer trop vite ou pas du tout

→ Fuir l’intimité dès qu’elle devient réelle

→ Nous suradapter jusqu’à l’épuisement

→ Nous effacer dans les relations

→ Contrôler chaque détail par peur

→ Nous excuser d’exister

Selon la thérapie des schémas développée par Jeffrey Young, ces patterns de comportement se répètent automatiquement parce qu’ils sont ancrés dans notre système nerveux depuis l’enfance.

Comprendre nos blessures, ce n’est pas retourner dans le passé : c’est comprendre pourquoi nous vivons comme nous vivons aujourd’hui.

6. Les masques que nous portons pour survivre

Pour survivre émotionnellement, l’enfance a appris à se protéger.

Et l’adulte continue souvent de porter ces protections.

Ce sont les masques que nous portons sans même nous en rendre compte :  

  • Le Fort — Celui qui ne montre jamais sa vulnérabilité
  • Le Parfait — Celui qui ne se permet aucune erreur
  • Le Gentil — Celui qui dit toujours oui, même à son détriment
  • Le Sage — Celui qui intellectualise tout pour ne rien ressentir
  • Le Contrôlant — Celui qui doit tout maîtriser pour se sentir en sécurité
  • Le Joyeux — Celui qui cache sa tristesse derrière le rire
  • Le Discret — Celui qui s’efface pour ne jamais déranger

Ces masques en soi ne sont pas “mauvais”. Ils sont juste le signe que, quelque part, une part de nous demande encore à être reconnue.

Mais à trop vivre dans ces couches protectrices… Nous nous éloignons de notre authenticité.

7. Trois techniques puissantes pour identifier vos blessures

Voici trois approches très puissantes pour éclairer ce qui vit en vous : 

a. Méditation d’écoute intérieure

Durée : 10-15 minutes

Fréquence : Quotidienne si possible

Comment faire : 

  1. Asseyez-vous confortablement dans un endroit calme
  2. Fermez les yeux et concentrez-vous sur votre respiration
  3. Observez simplement ce qui remonte : une image, une phrase, une tension corporelle, un souvenir
  4. Ne jugez pas, n’analysez pas — accueillez simplement
  5. Notez après la séance ce qui a émergé

Pourquoi ça marche : Les blessures aiment le silence, car c’est là qu’elles peuvent enfin parler sans être noyées par le bruit mental.

b. Le Shadow Work (travail de l’ombre)

Le Shadow Work est une méthode développée par Carl Jung pour explorer nos parts refoulées.

Questions puissantes à se poser :

  • “Qu’est-ce qui me déclenche émotionnellement ?”
  • “Quelle émotion je refuse systématiquement de ressentir ?”
  • “Quelle partie de moi j’essaie désespérément de cacher ?”
  • “Qu’est-ce que je n’accepte pas chez moi ?”
  • “Qu’est-ce que je reproche aux autres mais que je fais moi-même ?”

Prenez un cahier et répondez à ces questions sans filtre, sans censure. Laissez votre stylo écrire ce que votre mental refuse d’admettre.

c. Écriture introspective libre

Durée : 20-30 minutes

Matériel : Un cahier dédié (pas votre ordinateur)

Méthode : 

  1. Choississez une phrase déclencheuse : “Je me sens blessé(e) quand…” ou “Ce dont j’ai le plus peur, c’est…”
  2. Écrivez sans vous arrêter pendant 20 minutes
  3. Ne corrigez rien, ne relisez pas en cours d’écriture
  4. Laissez couler les mots sans les censurer
  5. Écrivez comme si personne ne devait jamais lire 

Ce que vous cherchez à entendre : 

  • “J’ai souffert.”
  • “J’ai eu peur.”
  • “J’ai manqué de…”
  • “Je suis prêt(e) à guérir.”

L’écriture ouvre des portes que la parole n’ose pas toucher. Elle contourne nos défenses mentales et permet à notre enfant intérieur de s’exprimer.

8. Le chemin vers la guérison émotionnelle

Guérir ses blessures, c’est retrouver son âme.

Nos blessures ne sont pas là pour nous enfermer. Elles sont là pour nous révéler.

Les étapes de la guérison

  1. Reconnaissance — Accepter que la blessure existe
  2. Compréhension — Identifier son origine et ses manifestations
  3. Expression — Permettre à l’émotion de sortir (pleurs, écriture, parole)
  4. Compassion — Se traiter avec la même bienveillance qu’un ami cher
  5. Recadrage — Changer le récit que nous nous racontons
  6. Intégration — Faire de la blessure une force, pas une faiblesse

La vérité sur la guérison

La guérison prend du temps — Il n’y a pas de deadline, pas de “normal”

La guérison n’est pas linéaire — Il y aura des hauts et des bas

La guérison peut nécessiter de l’aide —  Thérapeute, coach, groupe de soutien

La guérison est un acte de courage — Le plus grand que vous puissiez accomplir

Quand consulter un professionnel ?

Envisagez de consulter un psychologue ou thérapeute si : 

  • Vos blessures vous empêchent de fonctionner au quotidien
  • Vous avez des pensées suicidaires ou d’auto-destruction
  • Vous souffrez de dépression, d’anxiété chronique ou de crises de panique
  • Vous répétez les mêmes schémas toxiques malgré vos efforts
  • Vous avez vécu un traumatisme majeur (abus, violence, négligence sévère)

Approches thérapeutiques efficaces :

  • EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) Particulièrement efficace pour les traumatismes
  • Thérapie des schémas — Travaille directement sur les patterns d’enfance
  • IFS (Internal Family Systems) Dialogue avec les différentes parts de soi
  • Thérapie centrée sur la compassion — Développe l’auto-bienveillance
  • Thérapie narrative — Réécrit l’histoire que nous nous racontons

Vos blessures ne sont pas des prisons

Nos blessures émotionnelles ne sont pas des prisons. Ce sont des passages.

Chaque blessure est une porte

Chaque porte ouvre sur une vérité

Et chaque vérité nous rapproche un peu plus de notre authenticité.

Guérir ses blessures, ce n’est pas retourner dans le passé — c’est revenir à soi.

C’est réapprendre à habiter son propre corps, sa propre voix, sa propre vérité.

C’est oser déposer les masques, un à un, jusqu’à retrouver ce qui n’a jamais été brisé.

Derrière chaque passage, une vérité attend d’être retrouvée.

Ce travail ouvre la porte à un voyage encore plus profond : la découverte des couches de l’âmeces strates qui nous séparent de notre authenticité.

Un voyage que nous commencerons ensemble dans le prochain article.

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LuKaryel

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Lukaryel est une exploratrice de l’âme et du monde. À travers ses voyages, ses mots et les pages qu’elle dévore, elle part à la rencontre de l’inconnu, dans son for intérieur comme autour d’elle.

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